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Peugeot / BFM

par nico ~ 16 décembre 2008

J’ai écouté Jean-Philippe Colin, le Boss de chez Peugeot sur France Inter ce matin. Demorand est un bon interviewer, c’est bon d’entre enfin un de nos grands patrons poussé dans ses retranchements.
M. Colin, a été un peu gêné dans son ronron communicant. Il a été lamentablement peut crédible, quand il a refusé de confirmer qu’il n’y aurait pas de licenciement (après les milliards du plan Sarkozy, c’est un comble), quand il a tenté d’expliquer que son nouveau 4×4 n’était pas un 4×4, ou quand il a évacué la question des dividendes versés aux actionnaires en temps de crise.
Pour tout dire, ça change de Fréquence MEDEF BFM ou Radio Classique. Ces Radios où on se retrouve entre capitaines d’industrie pour pérorer communiquer sur le derniers plans stratégiques lancés à grands frais. C’est ce que mon patron adore faire. Alors que notre boite est vraiment bousculée en ce moment

Après la bataille, (pour un congrès extraordinaire)

par nico ~ 8 décembre 2008

 

Je n’ai pas écrit grand chose depuis le 21/11. C’est dur de mettre ses idées en ordre en temps de crise. Je n’ai ni la prolixité de Marc Vasseur, ni la finesse d’analyse de Malakine, ni même le sens du local de Maxime Pisano de Nancy.
Donc je vous écris de la gauche, avec douleur. Le congrès est passé et il paraît que c”est Martine qui l’a remporté de 102 voix. C’est dérisoire… mais tout semble apaisé : on entend plus Manuel Valls.
Désormais nous avons une première secrétaire Lilloise. Mon cœur de chti fait boon ! Je suis à 1000 % derrière elle. D’ailleurs elle démarre bien notre 1ère; 3 semaines après le congrès et hors de la vue des militants, elle a composé une synthèse et monté son équipe. On l’a aussi vu avec les salariés de l’audiovisuel public, on la revoir sur d’autres fronts. C’est bien, on a besoin d’un PS offensif. 
Comme si de rien n’était, le parti semble doucement se remettre en marche. Mais est ce que la meilleure façon de marcher c’est vraiment la notre ? Après ce consternant congres, je pense que nous n’avons toujours pas les moyens de nous opposer efficacement. 

Nous n’avons toujours rien tranché sur le fond 

Cohésion idéologique : pas sur la gauche
Dolez et Méluche regrettent que la gauche socialiste ait perdu beaucoup de terrain par rapport au congrès du Mans. Tellement ils sont en colère, ils quittent le parti . Et ils fondent un Le parti de la vraie gauche éternelle, dont eux seuls détiennent la formule1.
Pourtant, même si le parti s’amollit trop au goût des vieux, un des mots d’ordres de la campagne interne aura été l’ancrage à gauche réclamé par Matine et par Benoit.
C’est eux qui ont gagné : l’ancre est descendue. Pour autant le PS a-t-il gagné en lisibilité ?
Avec la victoire du camp (des camps? ) Aubry : nous devrions être bien dans nos valeurs de gauche.
J’ai entendu certains reparler de stratégie rupture avec le capitalisme (et même louer les mérites d’Hugo Chavez). J’ai vu des poings levés entonner l’internationale rue Lyderic.
Mais malgré les réflexes militants, il n’est plus aussi facile de prendre le parti par sa gauche. La stratégien n’a pas fonctionné. Pour faire + de 50% Matrine a du rallier M. social-traitre M. Socialiste et Libéral.
Les postions très à gauche affichés avant le congrès ne pouvaient pas être traduites en feuille de route tant l’attelage des vainqueurs est hétéroclite.
Dans le camp Royal, la ligne semble plus claire : réformiste économiquement, ouverte aux expériences en matière de démocratie ou de société2… et toujours aussi « Royale » dans la forme… du coup elle n’a pas su laisser venir à elle les petits soc-dem.

Tout sauf une ligne
La question Ségolène et le poids des égos nous ont encore privés d’un franc débat sur le fond. Seule la question d’une alliance avec le Modem a surnagé. On ne s’est positionné pour/contre Ségo et pour/contre l’alliance avec le centre Bayrou.
Nos élites se sont agglomérés pour faire bloc contre une Ségo trop droite dans ses bottes. Faute d’aller vraiment à l’affrontement, le parti est toujours incapable d’affirmer sa nature sociale démocrate pendant un congrès (putain les mecs, ça fait 100 ans!). Il peut le graver dans sa déclaration de principes3, votée sa 80% presque sans débat, il ne peut toujours pas l’affirmer devant un congrès.
Du coup nos chers leaders produisent en douce un texte d’orientation. Après une première lecture, j’y vois un document sans souffle, dans lequel on reprend grosso-modo le projet socialiste déjà en cours et où l’on refuse « toute alliance » avec le Modem4

Verts de joie
Le seul enseignement théorique que je tire du congrès, c’est l’Environnement comme nouvel horizon indépassable du socialisme. L’écologie a été le thème majeur présent dans toutes les motions. J’aimerai y voir plus qu’une pose, même si les 2 motions 100 % écolo ont fait moins de 3 %. 

Mais elle est où la candidate ?
Reims c’est incontestablement une défaite pour le parti, pour Ségo et pour Martine. Après cet automne agité, nous n’avons pas de Leader et peu de nouvelles têtes. 

Martine = Ségo
Sans hypocrisie, qu’après le congrès, on pouvait espérer que le PS se donne une incarnation incontestable. Et quoi qu’en en dise dans les frigos, il s’agissait de qualifier une candidate pour préparer sereinement 2012. Le résultat à 50/50 nous laisse 2 chefs qui auront tôt fait de se mettre des bâtons dans les roues. Certains voient même le retour de Strauss-Kahn.
Malgré de beaux scores sous son seul nom (plutôt qu’une possible victoire sous celui de Peillion) Ségo a démontré qu’elle pouvait a la fois soulever un certain espoir et dresser contre elle une opposition rude, parfois imbécile, souvent mordante.
Du coup certains veulent même demander à ces dames de partir, aucune n’ayant franchement séduit le parti, comment peuvent elles conduire l’opposition ?

Le poing et le chrysanthème
Nous sortons aussi de Reims avec des tireurs de ficelles déjà là en 1981. Heureusement que Martine a formé une équipe sans eux, ça ne se voit plus trop. Mais il semble que MM. Mauroy, Jospin, Rocard et Fabius ont pesé sur les débats. Et la retraite à 60 ans alors?
Comme dans les entreprises et les administrations, on allonge le temps de travail au PS. La génération d’après guerre, devenue frileuse avec le temps est bien assise sur les épaules des plus jeunes, elle ne compte pas lâcher prise.

Benoit j’aime (mais j’aime pas ses postures)
La révélation du congrès c’est Ben. Quel orateur ! On pourrait reprocher à l’ex-bébé hollande d’être devenu pour Emmanuelli ce que Besancenot est pour Krivine. On pourrait aussi dire qu’avec ses airs fonceurs et son parler vrai, il a des airs de Sarko de Gauche.
Mais pourtant, quel brio ! Et puis dans la motion D, il y avait de l’efficacité et une vraie effervescence intellectuelle. J‘espère que notre nouveau porte parole continuera de dépasser le catéchisme de la gauche socialiste pour vraiment nous donner de l’avance.

Reculs stratégiques
L’UMP mène toujours le bal. Qu’on parle de la retraite à 70 ans, les plans de relance qui resserve 3 ou 4 fois, ou de la TV publique c’est toujours l’UMP qui tiens l’agenda. Ces réac’s qui ouvrent la prison à mineurs de 12 ans, ont même réussi a s’approprier le mot de « réforme ». 

Moral des troupes : in ze chaussettes
Ne nous réjuissons pas, les jours de bataille seules 40% des troupes sont venue voter. Les désertions sont à craindre dans les section. Pourtant Ségo fait encore de très bons score. Tous les miliants à 20 € ne sont pas partis aussi vite que les médias le disent.
En plus, àchez les chefs la presse annonce . certains pourraient peut être encore passer à l’ennemi
Faut dire que dans les diners de famille, ça devient dur de s’afficher militant socialiste. 

C’est qui nos alliés?
Autre mérite du congrès, avoir refait vivre un François Bayou enterré après les municipales.
On ne parlait plus que de l’alliance avec le béarnais,et de cruche royale qui lui aurait offert la place de 1er ministre. On a aussi en fait les compte des soutiens Aubrystes ayant fait des alliances locales avec les centristes. Il n’en demandait pas tant, lou ravi de Pau.
Toujours est il que Bayrou est revenu dans les médias et qu’il n’est pas mauvais. Je l’ai entendu dire qu’il refusait de se réjouir les malheurs du PS parce qu’il respectait les hommes et femmes de gauche. Il n’était pas mauvais non plus qu’en il disait vouloir envisager le capitalisme comme moyen de production pas comme seul mode de régulation sociale.
Moi j’ai des copains qui ont rejoint le modem par dégout des renoncements du PS, sur le vote des étrangers par exemple. Ces mecs sont peut être plus révoltés que moi.
Et puis économiquement les solutions proposées par Bayrou ne le semble pas incompatibles avec la déclaration de principe du PS.
Si on arrive à trouver des accords dans les mairies peut être qu’on pourrait envisager de travailler ensemble à chasser Sarkoy ? C’est au moins aussi important que de gérer le stationnement ou les cantines scolaires.
Les Verts aussi doivent être nos alliés puisque nous nous réclamons de l’écologie. Nous ferions bien aussi de nous inspirer de leurs nouvelle passion pour la cohésion.
Quant à l’alliance avec le PCF, on peut se demander à quoi elle sert, quand ce parti fait moins de 2%. Rappelons nous aussi comment le PS est plombé par son ancien allié dans les anciennes villes cocos du 93 ou du Pas de Calais.
Reste enfin le NPA et le nouveau parti de la Grande Gauche, on peu leurs demander geniment des alliances, pas sur qu’ils acceptent. 

Comment passer les 2 prochaines élections ?
Sans projet politique défini, avec des troupes qui s’amenuisent, ça va être difficile de convaincre. Aux européennes où la proportionnelle désavantage les grands parti et ensuite aux régionales où il sera difficile de garder 20 régions sur 22… le PS va devoir traverser des défaites. Je ne crois pas qu’il soit bien armé pour cela.
Avec un peu de bonne volonté, on mettra notre mouchoir sur les haines, nous arriverons peut être à nous opposer à la droite (et ce sera déjà pas mal).
Mais, tant que nous n’aurons pas trouvé de projet de société capable d’emballer plus de 50 % des socialistes, il sera dur de convaincre hors du parti que le PS c’est un espoir crédible de changement.
Nous n’avons pas vraiment de ligne affirmée, aucun leader incontestable, et position stratégique est pour le moins faiblarde.
Il nous faut de toute urgence retrouver de la cohérence. Pour cela il ne faut pas avoir peur de remettre nos opposions internes sur le tapis. C’est le prix pour avoir une direction assise sur une majorité réelle: gage d’efficacité, assise sur un programme clair = gage de lisiblité.
Tranchons, même si ça nous coute quelques postes. Tranchons même si ça nous coute quelques élection. Tranchons ou le PS perd des historiques5.
Et pour cela je pense qu’il faudrait d’urgence un congrès extraordinaire. Revoter c’est clarifier la situation. Les Verts l’ont fait quand il y a eu égalité entre Cochet et Voynet. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’aujourd’hui ils sont en ordre de bataille.
Pour 2012, il faudra que le parti dispose d’une majorité claire assise depuis au moins quelques mois sur un parti efficace. C’est seulement comme cela que nous pourrons construire un programme percutant ; nous ne risquons pas de convaincre avec un PS dont la direction et le programme vivoterons pendant 3 ans sur le plus petit commun dénominateur de la Gauche.
Ce congres doit absolument se tenir avant 2011 car comment imaginer que le parti tel qu’il se porte aujourd’hui pourra sereinement débattre ? Pourtant , les oppositions sont devenues tellement irrationnelles. Il faut nous calmer. On pourrait attendre un an, puis voter aprés les régionales de 2010. Çà pemettrait de choisir des leaders parmis ceux qui auront réussi à convaincre les électeurs dans un contexte pas evident. 

PS: si non j’ai écouté qq nouveaux morceaux de Franz Ferdinand et j’ai retrouvé des raisons d’espérer en 2009.

1 La recette se transmet de bouche à oreille depuis Paul Faure

2

 

Mais quel dommage que le texte de la motion E ait abandonné les références au non cumul des mandats

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La déclaration, c’est ce texte planplan qui sert de carte d’identité au PS. Le document est un peu mou et très diplomatique mais il paraît que c’est une nouvelle affirmation de l’attachement du PS à l’économie de marché.

4

 

Et alors on fait comment pour les élections locales : ? On ne fais plus de listes avec le modem ? On compte sur les 2 % du PCF ? Sur le nouveau parti de la sainte gauche ou sur le NPA ?

5

 

moi je m’en fout des historiques, en 81 j’étais pas né. Et puis on a déjà réussi faire partir Mélanchon, encore un effort.

Demander des comptes publics pour sauver le PS

par nico ~ 22 novembre 2008

Je propose d’écrire un courrier aux 1er fédréaux (et pas que dans le nord) pour que les résultats, section par section soient publiés.
Ca éviterta peut être le combat des chiffres.

Evidement cette initiative ne peut exister que collectivement.

Marc Vasseur

par nico ~ 20 novembre 2008

 Mon nouveau copain Marc Vasseur n’a pas pu se présenter comme 1er fédéral dans le Nord..

On lui oppose les statuts du Parti et 3 ou 4 mois de cotisations qui lui manqueraient pour faire 3 ans d’ancienneté. Pas très sport de la part du 1er fédéral en place, Gilles Pargneaux, qui ne risquait de perdre la rue Lyderic.
Marc se présentait seul, sans appareil, juste pour porter le fer dans la plaie de de la démocratie interne. (Et Ouais mec, porter le fer dans la plaie de la démocratie interne et dans la plaie des pratiques militantes aussi mec !)
Nous avions donc un candidat unique et soutien de la motion A.
Pas grave ! Dans ma section Pargneaux fait 20 voix contre 26 nuls.

COURS CAMARDE LE VIEUX MONDE EST DERRIERE TOI !

Demain on vote

par nico ~ 20 novembre 2008

Depuis mon dernier post, au milieu du congrès congrès, il y eu quelques arrangements entre socialistes. Cela ne change rien à ma positon. 

Où en est t on ?

Benoit, d’abord sensible aux appels, n’a finalement pas rejoint Martine.
Ils avaient pourtant parlé tous les deux d’une ancre qui maintiendrait le Solférino bien amarré aux fondamentaux de la Gauche.
Benoit maintient quand même sa candidature: il est assez cohérent car il appelle au renouvellement des élites PS. 

Martine a fait de très bonnes interventions au congrès (et aussi ce matin sur France Inter, sauf sur le cumul des mandats)1.
Je me suis juste senti un peu insulté quand elle a dit que le PS devait redevenir un parti de gauche. Je me suis engagé au PS parce que je suis à gauche. Les positions que nous avons tenues pour la campagne présidentielle, où pour les municipales n’étaient donc pas à Gauche ?
Bon OK au PS ma gauche n’est ni celle de Besancenot ni celle de Mélanchon. Ces 2 là, ils ne cessent pas de nous accuser d’être de droite. Et ils ont bien raison ! Puisqu’eux seuls détiennent La Vérité à Gauche.
Mais quand le maire de Lille affirme que le PS n’est pas (plus) un parti de gauche. Çà fait bizarre, j’ai l’impression que le cuistot n’aime pas sa propre soupe. D’autant que, depuis au moins 2005, Martine Aubry fait partie du Secrétariat National, (le gouvernement du Parti) et qu’elle est en charge des affaires sociales et de l’emploi.

Bertrand, d’abord incompréhensible, appelle à rejoindre Martine.
Plutôt que ce choisir clairement une ligne réformiste il se range derrière la probable majorité. Moi qui ai entendu les partisans de la motion A se faire littéralement traiter de social-traitres… J’ai du mal à voir la cohérence du socialiste et libéral2. Sauf si on considère qu’être libéral c’est savoir estimer la valeur future des votes sur un marché.
Donc, derrière Aubry ça nous donne un attelage soutenu entre autre par Lang, Fabius, Jospin, Mauroy, Delanoe, Stauss Khan… La dream team quoi !
Moi je n’était pas né sous Mitterand… 

Ségo, reste elle même tant sur la forme (bof) sur le fond (plus intéressant quand elle appelle à ouvrir Solférino par exemple) .
Je regrette le manque d’empressement des leaders à soutenir celle qui porte une ligne réformiste et apporte de nouvelles têtes.
Économiquement et politiquement, je me retrouve dans les idées de la motion E : de véritables propositions, sur les impôts, l’école ou la démocratie. Tout n’est pas abouti mais il y a la volonté de dépasser les évidences. Là où s’arrêtent souvent les tenant de l’ancrage à gauche…
Bien sûr qu’au PS nous sommes contre la casse des services publics, bien sûr que l’on veut empêcher licenciement boursiers… nous sommes à gauche, nom de Dieu. Mais n’en restons pas là et proposons des solutions pour arriver ici et maintenant à l’égalité. Même si nous devons pour cela revenir sur certaines certitudes.
Sur le fonctionnement du parti, je souhaite un PS plus ouvert. Je ne sais d’ailleurs pas de que c’est que le parti de militants demandé par certains. Ce que je sais c’est que je voudrait voir plus de militant-es, plus de militants issus des quartiers, plus de jeunes militants et plus de militants non professionnels de la politique. Je retrouve cette idée chez Royal. 

Je voterai Royal.

Je pense pourtant que Martine à toutes les chances de l’emporter.
A mon avis, cela ne nous rendra plus audibles : derrière la dame de Lille il n’y pas une ligne tranché mais une coalition d’intérêts.
J’espère me tromper. 

En tous les cas, je serai fermement derrière le prochain 1er secrétaire. Quelle qu’elle soit.

1Elle nous a quand même expliqué que puisqu’elle n’est pas députée, elle peut facilement cumuler les boulots de maire de Lille, présidente de la communauté urbaine (plus d’1 million d’habitant) et 1er secrétaire du PS… A mon avis avec un seul de ces 3 jobs on arrive facilement à 35 H en 2 jours…

2Alors que moi je l’avais justement chois pour son courage de s’affirmer Libéral, Le père Bertrand.

Faut s’allier

par nico ~ 14 novembre 2008

Le vote sur les motions a eu lieu…il y une semaine, le congrès vient de démarrer. Petit essai de réaction à froid, à tiède, pas trop à chaud.

J’ai soutenu Delanoé.

La motion A a peu convaincu dans ma section en banlieue lilloise. Chez nous c’est Ségo qui arrive en tête. Une exception dans la fédé de Martine Aubry et Gilles Pargneaux.

Dans le Nord, les partisans de la motion A ont pris acte du score de la motion E. Plus ou moins clairement, ils laissent entendre qu’ils pourraient soutenir un rassemblement progressiste avec les ségolénistes
(cf. l’intervention de Mehdi Massrour ce matin sur France Inter).
Au niveau national, j’observe un tiède ralliement, sur l’air du « va, je ne te hais point », et des atermoiements. Donc le soutien à Royal sera modéré parmi les leaders de la motion A. C’est dommage.

De l’autre coté de la ligne rouge, les appels de Matine à Benoit semblent trouver écho. La fondatrice du club « reformer » ancien cadre dirigeant de Pechiney, et le bébé Hollande tiennent à ancrer le parti dans son histoire de gauche. (Attention quand même : une ancre ça sert à empêcher un navire d’avancer).
Dans le Nord, passé la surprise la coalisation d’élus aubrystes et fabuisiens et cumulards est bin ringée derrière eu l’chef.

Moi, je soutiendrai le rassemblement avec la motion E. Pourtant je n’apprécie pas vraiment le personnage Ségolène Royal. Sa diction particulière et son coté crispé me rebutent et puis… le coup du drapeau pendant la campagne présidentielle me reste en travers de la gorge. Ceci dit, c’est elle qui est arrivée en tête, et ce sont les idées de sa motion qui me paissaient les plus abouties. Dont acte : je voterai pour Royal.

Si je la soutiens c’est parce que je crois que le PS doit une majorité réformiste. La social-démocratie (même si Ségo n’aime pas ce mot) : c’est le sens de l’histoire.
Nos plus grandes réalisations à Gauche ont été conduites par l’aile réformatrice. Quand Jaurès s’élevait contre la guerre, Guesde rejoignait l’union sacrée, quand Mollet croyait sauver l’Algérie française, Rocard (déjà lui) sauvait l’honneur avec le PSU. Quand Miterrand faisait des écoutes, Rocard (encore lui[1]) négociait la paix en nouvelle Calédonie. Quand Mélanchon animait la gauche socialiste[2], Jospin faisait les 35 h et le Pacs.

La réforme c’est aussi le sens de l’efficacité
I
l faut cesser les postures anti capitalistes. Comme le dit Michel Onfray (qui a soutenu Besancenot en 2007) le capitalisme est un système productif, il a existé. Depuis qu’on a trouvé de jolis coquillages créé la monnaie, il y eu plusieurs forme de capitalisme : tantôt médiéval, paternaliste, industriel utopique, néolibéral et financier, communiste en chine…
Le marché c’est un moyen de produire et d’échanger. Il crée des inégalités qu’il faut réguler. L’entrepreneur n’est pas un ennemi. J’ai d’ailleurs l’impression que comme tous les créatifs, les entrepreneurs produisent mieux sous contrainte.
Au PS c’est facile de faire des discours contre le capitalisme : on enfonce quelques portes ouvertes, on en appelle aux fondamentaux…et ça marche tout seul. Reste que nous sommes parfaitement inaudibles quand il s’agit de proposer clairement un autre système à des électeurs non cartés.

L’ancrage nous plombe
En appeler sans cesse à la Vraie Gauche (c’est toujours soi la vraie gauche, jamais les autres), permettra à certains de mieux dormir et aussi de conserver quelques postes. Mais en appeler à l’héritage, à la doctrine, n’apporte pas d’autres idées que celles que nous avons rabâchées mille fois. Interdire le licenciement boursiers, renforcer le service public… je suis pour mais je voudrais qu’on ne s’arrête pas aux évidences. Cela ne fait que conforter Sarkozy dans son message « je suis réformateur, la gauche est conservatrice ».

Et puis apparemment les gardiens du temple de la gauche pure oublient souvent d’appliquer les principes qu’ils défendent[3]).

Nous devons inventer une façon d’être progressistes et dans l’économie de marché
J’ai aimé la formule de Jospin, « oui à l’économie de marché, non à la société de marché ». Il y des propositions passionnantes chez les amis de royal. Sur la réforme fiscale par exemple, pourquoi le PS ne s’empare t il pas de cette évidence : l’impôt sur le revenu a augmenté pour les classes moyennes !
Sur les retraites aussi : la contribution Royal (pas la motion) proposait un système plus lisible, qui ne pénalise pas les passages du privé au public.

Nous être plus qu’un parti d’élus et de collaborateurs d’élus
Il faut interdire le cumul des mandats pour diversifier le profil de nos élus. Comment pouvons-nous parler de progrès social si nos représentants sont majoritairement des hommes blancs, cadres du public, ayant dépassé la cinquantaine ? C’est comme cela que nous ouvrirons le parti à d‘autres segments de la société et que nous dépasserons les 300 000 vrais adhérents

Ségo va dans ce sens.
Même si, comme le dit un bon copain, Royal n’est peut être qu’un brouillon du réformisme moderne. Elle propose des réformes souvent crédibles et incarne un renouvellement de nos élites.

Et le grand satan le modem ?
Je n’ai pas de problème avec une alliance Modem. Cette question est un faux débat, qui n’a qu’un seul résultat : redonner de l’importance à un Bayrou exsangue. Face à nos déchirements il n’aura aucun mal à incarner le changement.
Par pitié, cessons d’insulter les électeurs du Modem. Ce parti n’est pas le mal incarné. Ses électeurs sont souvent des déçus du PS (certains sont même passés d’un vote LCR à un vote Modem) : ils sont parfois plus radicaux que nous !
Moi je veux bien de tout ceux qui veulent quitter la Sarkozie. Bayrou a parfois pris des postions que j’aurais aimé entendre dans la bouche de leaders PS : sur TF1 par exemple…
Une alliance avec le PC pourquoi pas, mais cela a t il un sens : quand ce parti fait moins de 2 %.
L’alliance avec les verts me parait par contre indispensable = notre nouveau substrat idéologique c’est l’écologie. On en trouve à tous les étages dans les motions.

 


[1] Il faudrait se souvenir des faits d’armes de michel Rocard avant de s’en prendre bêtement à lui

[2] Et à l’époque j’étais derrière eux, j’étais jeune et maigre

[3] Nous verrons si Mélanchon démissionne de son mandat Sénatorial. Après tout il tiens son siège du PS. S’il quitte le parti, il faut aussi qu’il quitte le palais du Luxembourg

Il l’a fait ! (Bravo)

par nico ~ 12 novembre 2008

Ce jour notre président, en visite à Douaumont, vient de faire un pas en direction des déserteurs et des fusillés de la 1ère guerre mondiale. C’est pas mal pour celui qui affirmait son refus de la repentance, cette défiance envers la patrie

« Ici, on n’aime pas la repentance, cette mode exécrable qui veut faire expier aux fils les fautes supposées de leurs pères. Ici on n’aime pas la repentance qui est un dénigrement systématique de la France et de son histoire.
Je déteste cette repentance qui est une forme de la détestation de soi parce que l’on n’a qu’un pays. Le détester c’est se détester soi-même. »

Extrait du Discours de N. Sarkozy, le 17 avril 2007

Le président t il changé d’avis ? Ce ne serait pas étonnant, il nous a déjà dit qu’il avait changé. Nouvelle mutation, il vire à gauche ! 

On pourrait pourtant rappeler qu’il y 10 ans Sarkozy n’était pas très enthousiaste quand Jospin visitant Craonne voulait redonner aux fusillés leur place dans la mémoire nationale. 

Mais revenons aux mots. El Présidente garde la retenue qui sied aux hommes d’Etat : 

« Cette guerre totale excluait toute indulgence, toute faiblesse. Mais 90 ans après la fin de la guerre, je veux dire au nom de notre Nation que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches, mais que simplement ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces”

Extrait du Discours de N. Sarkozy, le 17 avril 2007

Le grand homme reste prudent : il nous rappelle que la situation excluait toute indulgence, toute faiblesse… de la part du commandement. Ceux qui ont cherché à échapper à l’abattoir … étaient arrivés à la limite de leurs force.

Et par conséquent le chef de l’Etat leur laisse leur honneur. 

Toutes choses égales par ailleurs (la tuerie et les bombes en moins) on pourrait méditer le discours de Sarkozy en faisant un parallèle avec le monde économique.

Après tout on parle souvent de guerre économique pour décrire la compétition sur les marchés (la comparaison est vraiment con, mais elle semble plaire aux capitaines d’industrie).

Donc je file la métaphore: une situation qui exclue toute indulgence, toute faiblesse… ceux qui sont arrivés à l’extrême limite de leur force.

Tout cela résonne étrangement dans un contexte de compétition économique absurde, où un commandement aveuglé par sa suffisance n’hésite pas a broyer ses petits soldats par millions. 

Et pourtant malgré leur tiédeur et malgré le revirement : j’approuve les propos de Sarko. 

Il faut réhabiliter les fusillés, c’est aussi pour cela qu’il faut garder le 11 novembre.

 

D’abord car la 1ère guerre mondiale nous rappelle l’absurdité de tous les conflits. Ces 4 ans de combats atroces, ces rivalités stupides entre les puissances européennes, n’ont conduit qu’à… une autre guerre.

Ensuite parce que les fusillés nous rappellent que même avec le bourrage de crane et la discipline militaire comme valeur suprême on peut s’opposer. 

Nous devons nous souvenir de ceux qui ont choisi de s’opposer à la tuerie.

Change we can believe In

par nico ~ 5 novembre 2008

Tout le ouèbe écrit sur l’élection US, j’ai courageusement décidé d’apporter ma pierre.

J’adore le slogan d’Obama. D’ailleurs tout le monde aime Obama, même Sarkozy. Aux states, ils sont trop forts pour le marketing. C’est eux qui l’ont inventé.
Même si Obama n’a rien de social démocrate. Je me réjouis de sa victoire. (le parti social démocrate US , membre de l’IS lui apporte un soutien indirect.)

Reprenons le slogan: « Obama : Le chargement auquel nous pouvons croire ».

Change…
Depuis 8 ans le grand pays de la liberté était gouverné à la droite de la droite. Sur bien des points, une politique que n’aurait pas renié ni Madelin, ni Le Pen. Vu les résultats catastrophiques, tu m’étonnes qu’ils ont besoin de changer!
Nous en France, après 12 ans d’administration Chirac et strictement aucun résultat (à part peut être le non à la guerre en Iraq, la fin du lundi de pentecôte et les pièces jaunes).:et bien  on a choisi un petit gars qui nous promettait « j’ai changé »… et on l’a cru!

…We…
Le changement de Barack, c’est pas le grand déménagement. Il reste modéré sur les armes ou la peine de mort. Mais en matière de sécurité sociale, d’impots et de services publics il y a des mesures plutôt à gauche. Obama est centriste.
En fait, c’est le symbole qui est important. On le sait bien au pays du cowboy Malboro. Le changement est porté par un black, de culture musulmane qui n’est connu au niveau national que depuis 2004.
Nous, les fromages qui puent ,on est plus subtils. On ne se laisse pas séduire par la première gourde venue. Le changement, on le confie a un ancien ministre de Balldur .

…Can belive in
Reste qu’ Obama propose non seulement le chargement mais surtout un changement crédible.
Au PS c’est sur ça qu’il faudrait travailler. Appeler à changer la vie c’est une chose, dire comment on va la changer la vie c’est cela qui nous manque.
Avec Jospin qui ne pouvait pas tout : on avait pas le changement.
Avec Ségo, son élocution et son drapeau aux fenêtres : on ne pouvais pas y croire.

Il reste 4 ans à un beau bama pour émerger… Vite!

 

Pourquoi tu milites ?

par nico ~ 28 octobre 2008

 

En ces temps de congrès je voulais revenir sur une question qui me tiens à cœur.
C’est quoi être militant ?

 

Il devient de plus en plus difficile d’annoncer autour de soi que l’on milite. Alors quand il s’agit en plus d’annoncer que l’on s’est engagé au PS….
Je profite de mon nouveau blog pour pousser ma gueulante contre nombre de « sympathisants de gauche » que j’ai pu rencontrer. Ceux qui, hors de toute organisation, hors de toute réflexion structurée, sont persuadés d’avoir trouvé seuls LA solution à gauche.

Prendre part au débat politique suppose un engagement auprès d’autres personnes qu’il faut convaincre pour arriver à un projet cohérent. Je ne crois pas au génie méconnu derrière son écran.

 Ceci posé. Je m’interroge sur ce qui pourra faire du PS un parti plus efficace. Je pense que cela passe par la venue de nouveaux militants, notamment les jeunes, les femmes et les salariés du privé. Des couches de la population qui ont un intérêt objectif pour un gouvernement de gauche mais que nous parvenons de moins en moins à intégrer dans nos sections.
Je crois que beaucoup de ces sympathisants potentiels ont voté Bayrou (ou regrettent de ne pas l’avoir fait). Je crois aussi que bon nombre d’électeurs du MODEM ont refusé de suivre le PS parce il n’offre pas de rupture claire. En ce sens ils sont plus radicaux que le PS (je parle des électeurs, pas des dirigeants, ceux là n’ont pas oublié d’où ils parlent). Il y un lien entre un vote LCR et un vote MODEM : une envie de changer le monde maintenant (même au prix du simplisme).

Par conséquent ce qui est reproché au PS c’est plus d’avoir oublié son approche volontariste de la transformation sociale que d’avoir renié la langue marxiste. Lorsqu’un discours cohérent est développé il fait effet… au centre comme à l’extrême gauche.

Comment être plus efficace et conquérir les voix de ces sympathisants qui ne voteront pas pour le congrès de Reims?
Il nous faut peut être de nouvelles têtes et qu’une ligne affirmé (la nouvelle majorité du parti devra réussir à dire ce que c’est que la gauche aujourd’hui).
Mais je pense qu’il faudra également revoir les pratiques au sein de nos sections. Peut-être que le fait d’adhérer au PS devrait apporter plus que le droit de participer à des réunion bi-mensuelles.

Nos sections doivent pouvoir monter des débats thématiques avec d’autres acteurs des villes et des quartiers (asso, syndicats) elle doivent participer en tant que telles à un dialogue avec les élus (après tout ils tirent leur mandat de leur adhésion au parti, ils peuvent rendre compte)

 Il nous faut revoir le sens de l’engagement citoyen.

Débat sur les motions le 23 octobre - fédé du Nord

par nicolas ~ 27 octobre 2008

  J’ai assisté au débat sur les 6 motions organisé jeudi 23/10 à la fédération PS du Nord.

 Les orateurs :

  • Bernard Roman pour la motion A (Delanoé)
  • Bruno Rebelle pour la motion B (Pôle écologiste)
  • Benoit Hamon pour la motion C (Aile gauche)
  • Martine Aubry pour la motion D (Aubry-Fabuis)
  • Vincent Peillion pour le motion E (Royal)
  • La motion F (Utopia) n’avait envoyé personne  

Si j’en juge par les discussions autour de moi : la salle ne semblait particulièrement acquise à l’une ou à l’autre des motions.

En fait, la tendance générale au PS me paraît assez conforme à l’atmosphère de ma section : Expectative et Méfiance. 

Bilan du concours d’éloquence:

  1.  Mention Spéciale pour HAmon et sa gauche décomplexée: vraiment le meilleur orateur. Avec son coté fonceur et son parlé vrai ; il fait un peu Sarko de gauche. (cher lecteur! ne te méprend pas ; sous ma plume cette comparaison ironique n’est pas forcement négative. Pour moi HAmon est un des rares au PS capable d’une telle force de conviction. En plus, avec son positionnement il est capable de faire la synthèse des valeurs de gauche que Sarko à réussi à droite). Le seul souci, c’est qu’en 2012, il faudra apporter plus qu’une copie du Sarko volontariste de 2007… 
  2. Roman : m’a aussi fait une bonne impression : son rôle n’est pas facile tant certains l’on pris bêtement pour cible. Roman a été le seul à parler d’immigration et à dénoncer l’a posture indigne de l’UMP.
  3. Peillon a été bon, convaincant et combatif. Dommage qu’il soit resté un peu froid.
  4. Bruno Rebelle, un peu en retrait, n’est pas un pro de la parole politique. Il défend des idées neuves, pour le PS du moins d’urgence écologique. C’est le seul à lancer l’idée de non cumul des mandant à la tribune : applaudissements nourris dans le fond de la salle (ce qui prouve que le soutien a nous grand cumulards élus, n’est pas total).
  5. Quant à Aubry, son discours manque de souffle. Elle ménage sa positon anti-capi et sa nature soc-dem, mais n’apporte rien qui puisse ébranler les certitudes de son auditoire militant. Martine, c’est également empressé de faire des appels à Benoit.

J’ai donc été étonné par le dialogue à avec la salle qui a suivi. 

Quand arrivèrent les questions de la salle. J’ai ressenti un grand malaise. Le 1ère fédéral passait la parole. Il m’a semblé que le micro arrivait toujours dans les mains de militants farouchement Aubrsitses (et bizarrement toujours des têtes connues au PS) . Il s’en est suivi un tri nourri et pas très classe sur les motions A et E – tout cela se passant devant la presse. 

Pour preuve: je levais la main depuis 10 minutes lorsqu’un jeune homme s’est posté devant moi, a lancé un regard au génie d’Hellemmes et a reçu le la parole…  

Je noté une intervention un peu ridicule attaquant Roman sur la positon droitière prise pas Rocard dans le monde (alors qu’on pourrait questionner l’attitude de Lang soutien d’Aubry). Et aussi une intervention taruffière louant la grande cohérence d’une motion Aubry réunissant des partisans Fabusiens du non et les Strauskhanien ouistes. 

C’est avec ces vielles méthodes que notre PS se meurt. Un telle absence de regard critique, un débat caviardé, c’est exactement ce qui détourne les nouveaux militants.  

Je soutiendrais la candidature de Marc Vasseur au poste de 1er fédéral. Il nous faut absolument changer nos pratiques et nous élites si nous voulons survivre.